Projet participatif dans la Marne autour des jachères apicoles

Dans le cadre d’un projet participatif, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles invite à une rencontre, le Mercredi 22 juin 2016 de 9h30 à 12h00, salle des Fêtes – Tilloy et Bellay (51).

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Cette réunion sera l’occasion :
• de présenter les objectifs du projet participatif et l’intérêt des jachères apicoles en agriculture,
• de conseiller sur l’implantation et l’entretien des jachères apicoles,
• d’expliquer l’intérêt de ces aménagements pour les pollinisateurs tout en vous initiant à leur reconnaissance,
• de découvrir le Sem’Obord, outil conçu dans le cadre du programme Agrifaune pour restaurer les bords de chemins.
Inscriptions auprès de Vincent Guillot – 06 21 86 56 48 – vincent.guillot@jacheres-apicoles.fr

La Coopérative Bourgogne du Sud poursuit son engagement en faveur des insectes pollinisateurs

Jeudi 21 mai, une quinzaine de membres du Club « Atout Miel » se sont réunis, à l’initiative de la Coopérative Bourgogne du Sud, pour suivre une formation à la reconnaissance et aux comptages des insectes pollinisateurs. Ce Club, créé en 2013 et animé par la coopérative, a pour vocation de favoriser les échanges entre monde agricole et monde apicole au travers d’actions concrètes : adoption d’une charte de bonnes pratiques, promotion des cultures mellifères, mise en place de trois ruchers écoles, sensibilisation aux techniques apicoles auprès des adhérents et de salariés de la coopérative…
C’est le Réseau Biodiversité pour les Abeilles qui s’est chargé de former les participants à distinguer les abeilles domestiques des abeilles sauvages, les Syrphes et Eristales des Mouches… et ce à l’aide de quelques critères visuels simples. L’association mène depuis 2007 des actions territoriales pour favoriser la biodiversité au travers d’une agriculture soucieuse du développement durable (jachères apicoles véritables « oasis » de biodiversité, couverts utiles en bordures de route, gestion de la luzerne…).
La partie théorique s’est poursuivie par une mise en pratique du protocole de dénombrement des insectes pollinisateurs dans le champ de colza situé à proximité du rucher école du Club « Atout Miel » de Verdun-sur-le-Doubs. Chacun a pu s’exercer en conditions réelles à différencier les insectes pollinisateurs présents ; leurs déplacements ajoutant une difficulté à l’exercice.
Ce protocole sera très prochainement déployé sur le site de la ferme pilote Bourgogne du Sud qui a intégré cette année le programme BiodiversID. Ce réseau de fermes regroupe des agriculteurs volontaires souhaitant observer la biodiversité présente au sein de leur exploitation agricole et la favoriser au travers de la gestion des aménagements existants, de la mise en place de dispositifs écologiques ou encore de l’adaptation de leurs pratiques agricoles. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles anime les actions qui permettent d’assurer le suivi des populations d’insectes pollinisateurs au travers d’indicateurs scientifiques pertinents.
La formation permettra de juger de la diversité et du nombre d’insectes pollinisateurs présents sur différents aménagements d’une exploitation type de Côte-d’Or : jachère apicole, prairie, haie, bande enherbée… mais également de suivre l’évolution sur plusieurs années et de se comparer à d’autres exploitations agricoles françaises.
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Bilan du programme BiodiversID

Extrait de l’article publié dans La Brève Agricole du 30/10/2015

Le programme BiodiversID est une plateforme d’échanges sur les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité, qui compte aujourd’hui 50 exploitations. Le comité scientifique s’est élargi en 2015, avec l’arrivée d’Arvalis – Institut du Végétal, du GNIS et d’agriculteurs, en complément de FARRE, du RBA, de l’ONCFS, l’ENSAIA et BASF. Des échanges ont été mis en place avec d’autres programmes ou organismes : Auximore (sur les auxiliaires), Agribird, ACTA, APCA, Symbiose, OAB, Agrifaune. BiodiversID fait partie du « BASF Farm network » à l’échelle européenne.

Logo_BiodiversID_CMJNLes résultats BiodiversID 2014/2015 sont les suivants : les exploitations engagées dans le programme sont performantes : le total des productions issues des exploitations BiodiversID nourrit 75 694 personnes par an (source Perlalim/Cereopa). Les pollinisateurs sont favorisés par les cultures et intercultures. En effet, les cultures représentent une part importante des observations des pollinisateurs et des récoltes de pollen en grandes cultures, tout comme les surfaces de jachères et de CIPAN. La qualité ET la diversité des pratiques et du paysage sont nécessaires à une bonne alimentation des pollinisateurs : plus de 5 familles de pollens sont nécessaires à leur équilibre et les exploitations BiodiversID font évoluer leurs pratiques vers cet objectif.

Enfin, la nouvelle réglementation PAC questionne les agriculteurs, avec la baisse possible des surfaces pérennes comme les haies, à l’avantage des intercultures (une bonne nouvelle pour le CIPAN apicole).

Pourquoi faudrait-il choisir entre rendement et préservation de la biodiversité ?

Oui, il est possible de planter une haie ou de créer une jachère apicole sans remettre en cause la capacité de production de l’exploitation.

La condition est d’optimiser le rendement sur les parcelles consacrées aux cultures et d’aménager les réserves (haies, jachères, bandes enherbées) favorables au développement des espèces (nourriture, abri, reproduction). La connexion de ces îlots permet la mise en place d’une trame de biodiversité au sein des paysages.

Vous aussi rejoignez le programme BiodiversID – contact@biodiversid.fr

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